On commence à se sentir Montréalais quand :
- On a assimilé le principe de faire la queue à un arrêt d'autobus et qu'on le met en pratique.
- On n'est plus étonné quand un(e) employé(é) de magasin nous demande "Comment ça va ?"
Notre bonne vieille France se rappelle à nous quand :
- Un rendez-vous nous indique que le lieu de rencontre est au 3eme étage d'un immeuble et que l'on galère à trouver notre interlocuteur en oubliant que le 3eme étage, pour les québécois, ça équivaut à notre 2eme étage "français" (Notre rez-de-chaussé étant considéré comme le premier étage ici).
- On se mélange toujours les pinceaux entre les euros/centimes et les dollars/cents. "Oh attends Rick, j'ai de la monnaie. Je dois avoir 10 centimes !", Là on ne comprend l'erreur que lorsqu'on entend un petit rire qui s'échappe et qu'on relève la tête pour voir un p'tit sourire sur le visage du vendeur et de Rick !
mardi 12 mai 2009
vendredi 8 mai 2009
Le sentiment d'intégration ou l'art de se mélanger à la couleur locale : 1°) Le hockey .... La preuve par l'image
... Hier, les Red Wings de Détroit contre les Ducks d'Anaheim. Rick m'avait bien prévenu. Il regarderait ce match important qui réunit de très bons joueurs (ça ça veut dire spectacle garanti). Pour l'occasion, Franck est venu et il a rapporté de quoi me vêtir... OH un beau "chandail" de l'équipe de Détroit ! Et oui, le temps d'une soirée, je suis une fan des Red Wings.

Comme on peut le voir sur cette photo, je fais bien acte de présence au milieu de mes deux charmants hommes. Ce que la photo ne raconte pas, c'est que j'ai passé 3/4 du temps à dormir devant le jeu. La dormeuse ne faillit pas à sa réputation, même devant un match dont on annonce qu'il sera excitant !
Comme on peut le voir sur cette photo, je fais bien acte de présence au milieu de mes deux charmants hommes. Ce que la photo ne raconte pas, c'est que j'ai passé 3/4 du temps à dormir devant le jeu. La dormeuse ne faillit pas à sa réputation, même devant un match dont on annonce qu'il sera excitant !
lundi 4 mai 2009
Le derrière de Montréal
Personne n'aime particulièrement aller reluquer à l'air vif le derrière de ces congénères, surtout quand ce derrière s'avère sale et d'un odorat peu chatoyant au nez. Pour les besoins d'un tournage de Bande-annonce pour l'association Kino, je m'y suis aventurée, en repérages, dans un espace cependant beaucoup plus grand mais ô combien tout aussi vivant : Le derrière de Montréal.
Ce que l'image ne peut reproduire, mon nez le garde en mémoire. Fort heureusement, l'odeur ne s'immisce pas dans toutes les petites ruelles de la ville que j'ai pu photographié. Ceci dit, le but annonçait bien la couleur de l'odeur : Trouver une ruelle glauque et sale. Une façon de faire du tourisme un peu autrement...








Ce que l'image ne peut reproduire, mon nez le garde en mémoire. Fort heureusement, l'odeur ne s'immisce pas dans toutes les petites ruelles de la ville que j'ai pu photographié. Ceci dit, le but annonçait bien la couleur de l'odeur : Trouver une ruelle glauque et sale. Une façon de faire du tourisme un peu autrement...
Une poétesse au coin de la rue : Marie Uguay

Au détour d'une interrogation sur l'existence possible d'une bibliothèque dans mon quartier, j'ai appris qu'il y en avait effectivement une qui y avait élu domicile. Elle s'appelle Marie Uguay. Avant de donner son nom à un édifice, elle était avant tout une femme et poète canadienne d'expression française, née ici même dans le quartier de Ville Emard, dans les années 1950. L'histoire est au coin de la rue, partout sous nos pieds...
D'elle et de sa vie, je n'en sais pas plus que les quelques lignes que je livre ici. Mais cette découverte m'a donné le goût d'apprendre à la connaitre à travers ses œuvres et ainsi créer un lien avec le quartier dont je pouvais m'imaginer qu'il avait inspiré la poétesse, dans un autre temps et sous un autre visage.
Je souhaiterais à mon tour faire découvrir trois poèmes (parmi tant d'autres tous aussi intéressants)d'"Outre-Vie", seul recueil que j'ai pu lire pour le moment...
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"Il vente maintenant et mes rêves sont des labeurs
une plongée entre chaque souffle
les bâtiments se fendent en chacun de leurs couloirs
silence cloisons garnies du froid et du morne
Ton absence est le lit de houille le calcaire
où mon dos se grave
et si tu pousses le bois mort le barreau atroce
tout s'émeut et s'épiderme de sa couleur"
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"Précipice de la nuit
les heures se détachent
je suis au fond de l'eau
dans des cavernes immuables
sous d'étranges tranchées d'aveuglement et de surdité
je suis a vif avec parfois des tentations de larmes
des tentations de lassitude extrême
que tu me couches en toi
que je m'endormes à tes épaules
sous tes regards abrupts
que je sommeille dans ta gorge
où l'obscurité s'attelle et clame
Mon corps se défait avant de te rejoindre
avant de te connaitre seulement mon corps se défait
4tu ne vois pas ces fardeaux
ces algues subtiles entortillées à mes poignets
cette torpeur lunaire distillée à la pointe de mes cils
ce sommeil d'étranglée"
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"Une chaise est postée comme un guetteur
comme une grille de jardin
comme un tambour
comme un coeur matinal sur le linoléum
Une chaise pliante pour un souvenir
un tableau de vacances
l'été tu as pris un verre d'orange
qui reposait dans sa couleur
et tu l'as bu
La chaise a dérivé comme une île
comme un bouchon sur le fleuve
happée
comme un morceau de bois grugé par l'eau"
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mercredi 29 avril 2009
Un lundi au soleil...
Un lundi au soleil, c'est une chance qu'on n'aura jamais ?! Cher Claude, il aurait fallu que tu sois là lundi dernier. Un soleil majestueux dans le ciel avoisinant les 29°c. L'air sentait bon l'été et a contaminé les habitudes de la population.
...
La rue, théâtre du quotidien pour des chaises longues sur un balcon
Une promenade mains dans les mains avec son vélo
La chenille humaine au Dairy Queen, addicte aux parfum sucre glacés
Embrassades de verres saouls charmés par les odeurs du grill
Mini haut, mini jupe, mini short
Tout se dévoile et inspire pour ne plus expirer
le temps d'un souffle qui donne au tissu l'envie d'être coquin
La chaleur fait fondre l'interdit
Et le vent ose ce que l'on n'ose
Caresse et laisse entrevoir les formes
Boutons de chemise dissous en goutte de sueurs,
la bouche humecte les lèvres sèches
ces gouttes tel un appel pour une gorge qui a soif
Soif de chaleur ou soif de désir et d'aventure ?
Narguez moi et laissez-vous glisser sur la chair
Seule condition
Lentement
....
Cet avant-goût estival m'a inspiré ce petit bout de poème pas vraiment réfléchi et sans prétention. Il m'a fait surtout rire et je le dédie à tous ces garçons qui s'exhibent avec leur chemise ouverte dès les premiers rayons du soleil. Même s'ils ne me font pas du tout fantasmer (on pourrait pourtant le croire en lisant mon poème mais trop de dévoilement tue le fantasme), ils ont le don de me faire esquisser un sourire au coin des lèvres.
...
La rue, théâtre du quotidien pour des chaises longues sur un balcon
Une promenade mains dans les mains avec son vélo
La chenille humaine au Dairy Queen, addicte aux parfum sucre glacés
Embrassades de verres saouls charmés par les odeurs du grill
Mini haut, mini jupe, mini short
Tout se dévoile et inspire pour ne plus expirer
le temps d'un souffle qui donne au tissu l'envie d'être coquin
La chaleur fait fondre l'interdit
Et le vent ose ce que l'on n'ose
Caresse et laisse entrevoir les formes
Boutons de chemise dissous en goutte de sueurs,
la bouche humecte les lèvres sèches
ces gouttes tel un appel pour une gorge qui a soif
Soif de chaleur ou soif de désir et d'aventure ?
Narguez moi et laissez-vous glisser sur la chair
Seule condition
Lentement
....
Cet avant-goût estival m'a inspiré ce petit bout de poème pas vraiment réfléchi et sans prétention. Il m'a fait surtout rire et je le dédie à tous ces garçons qui s'exhibent avec leur chemise ouverte dès les premiers rayons du soleil. Même s'ils ne me font pas du tout fantasmer (on pourrait pourtant le croire en lisant mon poème mais trop de dévoilement tue le fantasme), ils ont le don de me faire esquisser un sourire au coin des lèvres.
dimanche 26 avril 2009

Pour son 25eme anniversaire, le Festival Vues d'Afrique honore une fois de plus la couleur de ses racines et donne du plaisir à nos yeux grâce à sa nouvelle affiche festoyante. Du 16 au 26 avril 2009, vivez l'Afrique !
C'est en cherchant, sur les ondes internet, des informations sur les manifestations culturelles de Montréal que j'ai pris connaissance de l'existence de ce festival, voué à la diffusion de films sur l'Afrique et la culture créole.
Plutôt discret. Malgré une communication visible (notamment de la publicité dans les quotidiens gratuits), la foule ne se bouscule pas aux horaires des séances que propose Vues d'Afrique.
Une question me frappe de suite : Pourquoi ce festival ne bénéficie pas d'un intérêt aussi important que d'autres festivals ? Bien sûr, on pourrait peut-être s'esclaffer "les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas !" mais à celui ou celle qui me dirait cela, j'aimerais pouvoir lui répondre "Y as tu déjà goûté ?" et je suis presque sûre qu'il ou elle n'hochera pas la tête.
Le film africain ne possède malheureusement pas un circuit de diffusion aussi large que nos films nationaux ou les films américains. Cela ne l'aide pas à se faire connaitre. Néanmoins, c'est ce genre de manifestations, à l'instar de Vues d'Afrique, qui nous offre la possibilité de nous initier à ses sensibilités. Le bouder, c'est perdre une occasion de s'enrichir. Or, le cinéma africain souffre aussi d'un regard réducteur qu'on lui inflige. Oui, il est politique et engagé. On ne peut pas lui en vouloir, il a tant à dire depuis qu'on a décousu les lèvres aux africains. Mais s'en tenir à de tels propos serait l'atrophier car il n'est pas seulement ça. Il est aussi capable de jouer sur des registres plus légers et/ou avec divers points de vues et de multiples sujets. Cela me fait songer à un film que je n'ai malheureusement pas vu, et je me garderai donc bien d'en tirer une quelconque appréciation mais sa bande annonce avait suscité beaucoup d'intérêt en moi. Il s'agit de "Mascarades" de Lyes Salem (co-produit par Haut et Courts dont j'aime pas mal de leurs prods),l'histoire d'un homme qui veut s'attirer le respect de son petit village mais qui se voit être la risée de tous parce-que sa soeur s'évanouit de sommeil partout. Un soir, saoûl, il déclare sur la place du village que sa soeur va se marier avec un riche homme d'affaires. Bien sûr, on devine l'effet boule de neige (ressort comique) que cela va amener. Maman, je t'incite à le voir, c'est ton genre de films !
Certes il manque aussi parfois de moyen. Pourtant le cinéma africain sait nous offrir de magnifiques images, des acteurs vivants d'authenticité et des histoires prenantes. C'est aussi là que réside sa force.
Le sentiment d'intégration ou l'art de se mélanger à la couleur locale : 1°) Le hockey
Blanche et bleue (à la québécoise), je ne le serai jamais. Il y aura toujours un peu de rouge qui traversera mes veines pour me rappeler aux couleurs de mon pays. Mais de toutes ces couleurs mélangées naît une teinte unique : celle du métissage, de l'acculturation, un savant mélange entre mes couleurs traditionnelles et celles locales de ma résidence actuelle, Montréal et le Québec.
Au travers de cette rubrique, je souhaite dépeindre (ou repeindre) avec humour la façon dont la culture québécoise pose son empreinte en moi, comment elle s'éprend de moi et comment je me laisse envahir par certains de ses traits.
Pour rester dans l'air du temps,et puisque nous sommes en période des séries éliminatoires (ok, je sais, les Canadiens ont perdu mais ça continue quand même !), je vais inaugurer cette rubrique avec la thématique du hockey sous la forme du "On commence à se sentir Montréalais quand..."
On commence se sentir Montréalais quand :
- On se rappelle de noms de joueurs de hockey tels que Schremb, Purcell, Price, Hallak, Ovechkin, Fleury, Kovalev, Kosystin ?? Kostystin ?? Kos... MMppfff !!... (L'écriture exacte des noms n'entre pas en ligne de compte. Il ne faut pas trop en demander pour le moment).
- On commence à verser dans le sentimental et trop s'impliquer du genre "Oh non ! Pauvre Carey, il me fait de la peine !"
- On regarde du coin de l'oeil un match en feignant de ne pas nous y intéresser. C'est quand on découvre notre index rongé par le stress à la fin du match qu'on a compris !
- On lit le résumé du match de la veille dans le journal du Métro.
- on demande "l'équipe en bleu turquoise, c'est laquelle ? San José ou Anaheim ?"
- On répond "oui" à la question "Tu as vu le match hier ?" et qu'on sait très bien de quel match on nous parle !
- On accepte d'aller boire un verre dans un bar qui diffuse un match très attendu des Canadiens.
- On sait à qui fait référence le mot "habs" dans le slogan "Go habs ! Go habs !"
...
Notre bonne vieille France se rappelle à nous :
- Quand on n'est pas capable de piger ce que disent les commentateurs du match.
- Parce-que quand on entend parler du "Tricolore", on pense toujours en premier lieu aux équipes françaises avant de songer au Canadien !
Merci à Rick de me transmettre un peu de sa passion, un peu de lui...
Au travers de cette rubrique, je souhaite dépeindre (ou repeindre) avec humour la façon dont la culture québécoise pose son empreinte en moi, comment elle s'éprend de moi et comment je me laisse envahir par certains de ses traits.
Pour rester dans l'air du temps,et puisque nous sommes en période des séries éliminatoires (ok, je sais, les Canadiens ont perdu mais ça continue quand même !), je vais inaugurer cette rubrique avec la thématique du hockey sous la forme du "On commence à se sentir Montréalais quand..."
On commence se sentir Montréalais quand :
- On se rappelle de noms de joueurs de hockey tels que Schremb, Purcell, Price, Hallak, Ovechkin, Fleury, Kovalev, Kosystin ?? Kostystin ?? Kos... MMppfff !!... (L'écriture exacte des noms n'entre pas en ligne de compte. Il ne faut pas trop en demander pour le moment).
- On commence à verser dans le sentimental et trop s'impliquer du genre "Oh non ! Pauvre Carey, il me fait de la peine !"
- On regarde du coin de l'oeil un match en feignant de ne pas nous y intéresser. C'est quand on découvre notre index rongé par le stress à la fin du match qu'on a compris !
- On lit le résumé du match de la veille dans le journal du Métro.
- on demande "l'équipe en bleu turquoise, c'est laquelle ? San José ou Anaheim ?"
- On répond "oui" à la question "Tu as vu le match hier ?" et qu'on sait très bien de quel match on nous parle !
- On accepte d'aller boire un verre dans un bar qui diffuse un match très attendu des Canadiens.
- On sait à qui fait référence le mot "habs" dans le slogan "Go habs ! Go habs !"
...
Notre bonne vieille France se rappelle à nous :
- Quand on n'est pas capable de piger ce que disent les commentateurs du match.
- Parce-que quand on entend parler du "Tricolore", on pense toujours en premier lieu aux équipes françaises avant de songer au Canadien !
Merci à Rick de me transmettre un peu de sa passion, un peu de lui...
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