mardi 17 août 2010

Si tu suis mon regard...


Voici une chanson que je me plais à écouter en ce moment surtout dans le métro du matin avant d'arriver au travail histoire de m'évader en voyage avec la douce et délicieuse voix de Benjamin Biolay.
Je ne suis plus dans le métro mais dans un train qui arrive au bord de l'océan où je m'apprête à fumer des menthols jusqu'au bout du filtre blanc, lire tout Verlaine et regarder l'océan...

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Benjamin Biolay - Si tu suis mon regard
http://www.youtube.com/watch?v=SJMFMFQ78Ug

Trop longtemps, cent fois trop longtemps
Que j' suis tout seul
À fumer jusqu'au bout du filtre blanc chaque menthol
À regarder l'océan qui convole
Avec les yachts de ces millionnaires, débonnaires
Qui pissent, le ventre à l'air, dans la mer

{Refrain:}
Si tu suis mon regard, tu verras des doutes
Des gens qui partent tard, tard au bord de la route
Tu verras le soleil qui recule d'un pas
Qui devient vert bouteille et comment c'est chez moi

Trop longtemps, cent fois trop longtemps
Que je suis tout sale
Que j'attends quel que soit le temps qui m'est fatal
Que je regarde le grand mur blanc qui se décale
L'amour est un éphémère glace et verre qui casse
Dès qu'il est triangulaire

{au Refrain}

Si tu suis mon regard, tu verras des plaines
Des taxis et des gares, gares, gare à la migraine
Tu verras tout vermeil, tu verras tout plus bas
Tu liras tout Verlaine, tu rentreras chez moi
Chez moi

Trop longtemps, cent fois trop longtemps
Que j' suis tout seul
Tout seul, tout seul
Trop longtemps, cent fois trop longtemps
Que j' suis tout seul
Tout seul, tout seul, tout seul
Tout seul, tout seul

{au Refrain}

Si tu suis mon regard, tu verras des plaines
Des taxis et des gares, gares, gare à la migraine
Tu verras tout vermeil, tu verras tout plus bas
Tu liras tout Verlaine, tu rentreras chez moi
Chez moi, chez moi, chez moi
Tu verras tout plus bas

samedi 31 juillet 2010

Petit retour en arrière : L'arrivée d'un bout de ma France

Fatigue, quand tu nous tiens, même le plaisir devient un effort ! Cela explique pourquoi, une fois de plus, mes mots sont restés bien silencieux et invisibles sur ce blog. Pourtant, il m'a fallu pas mal d'énergie ces dernières semaines : Des amies qui débarquent de France, un petit contrat d'animation avec Juste Pour rire, ENFIN un boulot et bientôt quelques projets de tournage...

Vendredi 16 juillet, je profite de ma journée pour faire un bon ménage à fond et préparer la chambre de Flora et Pauline qui débarquent de France pour un road trip au Québec de 15 jours.
Vers 16h45, je prends la navette pour aller à l'aéroport et les accueillir.
Flora est une amie que je connais depuis plus de 10 ans. Nous nous sommes rencontrées aux éclaireuses et éclaireurs de France (une forme de scoutisme laïque. Le côté cureton en moins). Depuis mon études universitaires à Nancy, nous avons eu beaucoup moins l'occasion de nous voir, du genre une fois par année. Mais quand nous nous retrouvons, c'est toujours avec le plus grand des plaisirs et nous savourons chacun de ses moments. Autant dire que ce vendredi là, quand Flora et Pauline sont apparues dans l'encadrement de la porte d'arrivée, j'avais le sourire qui chatouillait mes oreilles et qui m'a vite fait oublié une heure d'attente et de mal au dos.
C'était la première fois que je rencontrais Pauline et le contact est tout de suite passé.
Rentrées à la maison, nous prenons la soirée relax en discutant autour d'un repas.
Lendemain. Obligé ! Notre fameux Brunch à Rick et moi au menu du midi ! Tous ensemble, nous le préparons et lentement, la table dresse ses plus beaux atouts. Serviettes, bols de fruits, verres remplis d'un smoothie à la banane, jus d'orange et fraises, grandes assiettes de crèpes et pains perdus (ici appelés "Pain dorés"), petites assiettes de bacon et pommes de terre.
Voici une photo qui donne envie...


Une fois la peau du ventre bien tendue, une bonne marche digestive s'impose pour radoucir notre estomac. Les filles veulent aller au Vieux-Port. Je les accompagne. Et sans que nous le souhaitions, la pluie décide de s'incruster avec nous dans notre balade. Pas de chance pour un premier jour en terre québécoise !


Les filles ne quittent pas pour autant leur accessoire de touristes. Et hop ! Une tite photo souvenir du Vieux-Montréal sous la pluie !

Les nuages pluvieux tirent leur révérence quand nous arrivons sur le plateau Mont Royal vers 16h30. Flora souhaitait voir une amie qui lui a donné rendez-vous dans ce coin que je qualifierai de "QG des expat's français". En effet, il y a beaucoup de français expatriés qui travaillent et vivent dans ce quartier par ailleurs sympathique.
A mon tour, je les salue et m'éclipse pour une petite douche rapide à la maison (pour m'enlever cette odeur de chien mouillé) et passer après chez Cyn et Sébas' pour un moment familial en compagnie de la famille Collette et à l'occasion de l'anniversaire de mariage Huguette et Roland. J'apprécie toujours ces instants chaleureux autour de gens généreux et avec de bons mets à se caler sous la dent !

Tardivement en fin de soirée, vers 23h15, j'ai rejoins Pauline à son travail, au café Baobab, et nous sommes parties chez Léa qui faisait une fête en l'honneur de son anniversaire. Nous sommes restées une petit heure avant que le métro ferme. J'ai senti une journée de travail éreintante dans les yeux de Pauline mais j'ai remarqué également une joie dans le sourire de Léa.

Jour suivant, dimanche. Les filles ont désiré découvrir le jardin botanique, l'insectarium et le Biodôme qui se trouvent dans le quartier Viau près du stade olympique.



Si le temps était clément ce jour-là, un autre petite souci a pointé le bout de son nez. Le biodôme ainsi que l'insectarium étaient fermés pour cause de grève des employés qui dure depuis un mois ! Nous prenons quand même un billet pour le jardin botanique dans lequel nous passons plus de 2h à découvrir les recoins magnifiques.


Après cette balade, nous embarquons à nouveau dans le métro direction l'Oratoire St Joseph, beau monument dont j'apercevais le dôme depuis mon ancien appartement sur la rue Jolicoeur mais que je n'avais pas encore eu l'occasion d'aller visiter. C'était donc une première pour toutes les trois !
Quelques marches plus tard, nous avons pu admirer la vue depuis le haut de l'oratoire sous un soleil éclatant...


Comme les filles tenaient à nous remercier pour l'accueil, elles nous ont invité au restaurant. Bien sûr, nous avons choisi le McKibbins. Je me suis régalée avec le hamburger maison à la viande de bison !


Et comme rien ne vaut une bonne marche pour faire digérer le tout, nous nous sommes attaqués aux escaliers du Mont-Royal (dans le noir) en remontant par la rue Peel. Une petite aventure qui nous offre une vue imprenable sur la ville pour finir la fin de la semaine.



Le lendemain, les filles sont parties pour leur trip de 2 semaines à Québec, en Gaspésie, à Tadoussac (pour voir les baleines, bah oui !), en passant par Toronto et Ottawa... Elles devraient rentrer aujourd'hui avec un million de photos à nous montrer et encore plus de souvenirs à nous faire partager.

samedi 10 juillet 2010

La pensée du jour : L'influence nord américaine

Savez-vous ce que représente l'influence nord-américaine sur ma propre personne depuis mon arrivée ici en février 2009 ?
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5 kilos !
La balance a rendu son verdict aujourd'hui. C'est clair et sans recours judiciaire possible !

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(Justification maladroite) ---> Faut dire qu'en plus de cette influence majeure, il y a aussi l'amour !!
L'amour, ça ne rend pas seulement aveugle. Ça ne rend pas seulement plus beau mais ça rend aussi plus gourmand !

"Mon chéri", dit-elle en frappant les poings sur la table et en se levant brusquement la tête fièrement haute), "il est grand temps ! Allons acheter des carottes et des navets ! Et appelons Tony* !! Je sais, tu as peur, mais il le faut !"


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*Tony = Un animateur qui a fait un DVD d'entrainement physique pour entretenir la forme et les muscles. Croyez moi, vous ne voulez pas savoir qui il est et vous ne voudrez jamais le rencontrer !
On a testé. On étaient pas beaux à voir. On a eu mal pendant une semaine ! Plutôt "Rough" !

vendredi 9 juillet 2010

Petite pensée nostalgique d'enfance : Dans l'bain !

"Maman !! Alexis, il a encore fait pipi dans l'bain !"

"Maman ! Alexis, il nous a fait le p'tit poucet* !!"

"Maman, on peut avoir des sacs plastiques pour faire des maillots de bain !?"

"Maman ! Alexis, il a pris toute la mousse !"

"J'espère que vous n'avez pas mis de l'eau partout !" (Ca c'est le cru de not' 'ti Papa, on l'aura reconnu !)


Ma soeur, mon frère, j'ai passé parfois des moments épiques de chiffonades avec vous mais pour rien au monde, je n'aurai voulu être fille unique même si à l'époque, tous les trois, nous l'avons pensé un milliard de fois ;-)
Bravo à nos parents qui ont su ne pas perdre leur esprit au fil des années avec leurs 3 bambins qui demandaient beaucoup d'énergie !
Petite pensée à toi Maman quand je revois cette photo et que je repense à la toilette quand tu nous sortais du bain en prenant le soin de nous installer près du chauffage en nous enveloppant dans notre serviette quand nous grelottions.

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*Le p'tit poucet : Contrairement à ce que mon cher et adorable frère pensait à l'époque, le p'tit poucet n'est PAS un jeu ! Cela consistait dans le fait que, dans le bain, il nous poussait de toutes ses forces avec ses pieds contre une des parois du bain. Il ne faut pas se fier à la gueule angélique du p'tit père sur cette photo !

Petite pensée nostalgique d'enfance...

Maman, as tu acheté mon cahier de vacances ?


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PS : Maman, si tu trouves un cahier de vacances "recherche d'emplois pour vieille diplômée de deux ans", je te serais gré de me l'envoyer en urgence ! Merci.

PS : Les cahiers de vacances, c'était super le fun même s'il faut bien le dire, c'était rare qu'on les finisse !

mardi 6 juillet 2010

Tranche de pain de vie : Le malaise social de la bienséance dans les transports en commun

Dans tout transport en commun, la bienséance nous demande de céder notre place assise à nos aînés, aux femmes enceintes ainsi qu'à toute personne en difficulté physique et qui se trouvent en station debout. Acte civique très noble de notre part en théorie ... surtout quand on vient de courir après le bus pour tenter de monter dedans, que l'on sue à grosses gouttes, que notre souffle semble s'être perdu en chemin et que nos jambes, encore choquées par ce bouleversement, peuvent défaillir à tout moment sous le poids de l'effort. C'est un acte même héroïque (voire même risqué pour sa santé dans un sens) de laisser sa place dans cette situation tel un grand seigneur qui s'en va mourir dignement, la tête haute, dans un petit recoin du bus. MMmpppffff.... Ne nous éparpillons pas s'il vous plait ! Donc, comme je le développais, en théorie, oui, c'est un geste tout à fait noble mais en pratique..... en pratique.... Avez vous déjà été confrontés à ce genre de situation ?
J'explique. Ce geste se base essentiellement sur une rapide analyse de la situation apparente. Hors, parfois, dans certains cas, des informations cruciales nous manquent et sans le vouloir nous venons de créer un malaise social ! Oui oui ! Par exemple, jusqu'à quel degré de vieillesse jugez vous utile de céder votre place ? Cette dame ou ce monsieur, sont-ils considérés comme assez vieux pour que je leur offre ma place ? Ne risquerais-je pas de les froisser dans la mesure ou, en faisant ce geste, je leur signifie ainsi qu'ils sont vieux alors qu'ils se pensent peut-être encore assez jeunes pour rester debout et ne pas bénéficier d'un privilège ? Dois-je insister s'ils déclinent mon offre en pensant qu'ils n'osent pas me déranger et sous peine d'en ajouter une couche ?
Prenons à présent la situation de la femme enceinte. Qui ne s'est jamais trompé en pensant qu'une femme était enceinte alors qu'elle ne l'était pas ? Imaginez la frustration de celle-ci si vous lui cédez votre place ? Un bon conseil si vous vous retrouvez dans ce guet-apens : feignez que vous descendez à la prochaine station et que vous lui donnez votre place par simple courtoisie. Et descendez à la prochaine.
De notre côté, nous ne sommes pas en reste ! Le bus ou le métro bondé nous regarde. Dans la tête, l'analyse doit être rapide mais quand elle n'est pas évidente (est-il vraiment vieux ? Est-elle enceinte ?), elle peut prendre plus de temps et le moment du geste civique peut être dépassé ! Oui ! Ce n'est pas au bout de deux minutes qu'il faut offrir sa place. On se trouverait bien ridicule et un peu lent à la réaction. Du coup, on adopte la technique de l'attraction de notre regard sur nos baskets en revêtant notre visage façon "perdu dans le ciel flou de mes idées".
C'est à ce moment que l'autre personne en face de vous cède sa place et se tient debout à la barre en jetant un regard accusateur presque indirect s'adressant à tous les aut' culs assis : "Moi au moins, je l'ai fait ! Je suis poli(e) !" .... Et à toute situation qui se répète, le mouvement se transmet et là vous répondez alors par le regard incontournable "Ohhhhhhh, j'avais pas vu !" ...

Loin de moi l'idée de prôner l'incivilité ! Non de non voyons ! Il existe des situations évidentes. J'ai grand plaisir à offrir ma place à une 'tite mamie menue et tremblotante. Je n'hésite pas un seul moment bien que moi même étant une vieille mamie dans un corps de jeune fille (avec mes problèmes d'arthrose au cou et ma tension veineuse aux mollets pour laquelle je me suis fait prescrire des bas à varices.... oui oui ! couleur chair comme les mamies !), j'aurai bien besoin de ce confort dans certains moments !
De même pour la femme qui semble accoucher de septuplés d'une minute à l'autre avec un ventre aussi gonflé à bloc qu'un ballon de basket ! Ce qui est évident me fait littéralement lever le cul ! Pour le reste, je trouve que j'ai de jolis chaussures, non ?

Migration du quotidien : 2eme partie

Récapitulatif de l'épisode précédent : Pendant que la face du monde change totalement dans la cuisine grâce à l'esprit bricoleur de Roland qui procède à un ravalement de facade du mur décrépis, une belle complicité mère/fils nait dans le rose rouge intime de la chambre. Pendant ce temps, Clo se découvre une véritable passion pour le vert...

---> Etes-vous conquis autant que je le suis ?
---> Le salon n'est pas oublié ! Rick s'en charge avec la même rigueur que dans la chambre.

---> Le jour du gros déménagement arrive.

---> Coup de chapeau aux garçons, Rick et Dave, qui se sont chargés de descendre les électros (le frigo, la laveuse et la sécheuse) de l'appartement puis les remonter dans les deux autres logements. Tous seuls comme des grands, sans déménageurs professionnels à biceps disproportionnés.

(Note pour moi même : A bien y regarder, les déménageurs ne semblent pas si musclés que ça. Ils ont sans doute appris LA bonne méthode et développer un savoir-faire pour ne pas se bousiller le dos en plus d'avoir le matos adéquat.)

---> Photo souvenir indispensable pour plus tard quand, dans nos vieux jours, nous regarderons à nouveau cette photo avec l'envie de retrouver notre jeunesse en se rappelant le bon vieux temps et nos débuts de couple !

---> Tout le monde a été fatigué par ces quelques jours de nettoyage/peinture/déménagement, même Mimi qui trouve le moyen de dormir n'importe où, par exemple dans un bac en plastique au moment où je plis le linge.

---> Après un an et demi à dormir dans un lit une place (avec Mimi qui prend de l'espace malgré sa 'tite taille), le miracle divin eut lieu : Un lit enfin digne d'un couple. Deux places pour pouvoir dormir avec un peu plus d'aisance.

---> Oh une liliputienne ! Euh non c'est moi qui parais si petite assise sur cet ENORME et MONSTRUEUX lit qui m'empêche de poser les pieds par terre !

---> Voici mon bureau qui prend vie avec les meubles et mon joyeux p'tit bordel.

---> Notre premier p'tit déj' sur notre bar à la déco Pub !

(Note pour moi même : il me faut un menu du Pub McKibbins pour la décoration !)

---> Une photo attendrissante... Je n'allais pas manqué l'occasion de la publier !

---> Le petit coin de Mamzelle Mia est tout en couleur.

---> On commence à penser la décoration.


---> Une des prochaines étapes : Repenser le bureau de Rick...

---> ... qui est aussi la chambre d'amis pour en faire une pièce où Rick est à l'aise tout en ayant une place pour recevoir amis et famille à l'occasion.