lundi 5 septembre 2011

Quand les avaleurs de bitume explorent de nouvelles frontières (récit naviguant dans une mer de mouchoires au Menthol)

Ce n'est pas dans une grande forme que je profite de ce lundi férié en raison de la Fête du travail. Mes mouchoirs verts au Menthol inondent mon lit que j'ai rarement délaissé durant les deux derniers jours. Or, si mon corps est affaibli, mon cerveau a grandement envie de se défouler et faire un petit jogging intellectuel. Et comme hier soir, jusqu'à 2h du matin, j'étais en pleine lecture d'un bouquin sur l'écriture, je me suis dit qu'il était grand temps que je reprenne un peu de service sur la Poutine et que je réapprovisionne le frigo en nouvelles expériences ! Et des expériences, j'en ai justement pleins mes sacs d'épicerie !

Voilà un petit moment que je voulais évoquer notre beau périple en vélo, à Rick et moi, autour du Lac Saint-Jean en Juillet-Août dernier. Les mots s'inscrivent à présent...


Il y a deux ans environ, lorsque nous avons commencé à faire du vélo et à prendre du plaisir dans cette activité, une petite graine a germé dans nos 'tites caboches. Nous sommes de grands rêveurs lorsqu'il s'agit de voyages et voilà que nous envisagions "un jour" "peut-être" de pousser nos deux roues en dehors de Montréal. Puis, un an plus tard, au début de l'été, entre le déménagement de l'appartement de Jolicoeur à Lasalle et l'obtention de ma résidence permanente, nous n'avions pas vraiment d'argent pour partir en vacances. Cependant, nous pensions déjà à notre futur périple l'année suivante. C'est alors que Rick mit des mots sur cette graine qui prenait lentement formes et couleurs. Pourquoi pas la Gaspésie ? Les Laurentides ? Le Lac Saint-Jean ? En attendant d'être fixés sur notre circuit et afin de donner plus de corps à notre projet, nous avons entrepris l'achat du kit indispensable pour tout aventurier à vélo, à commencer par de bons compagnons de route sur lesquels se hisser, puis des sacoches, des portes bagages, des tendeurs et tout un nouvel équipement de camping (sac de couchage, tente, tapis de sol, oreillers, lampe..).
Après l'étude de quelques cartes de pistes cyclables, de camping et d'activités, après la lecture de quelques blogs de cyclo-aventuriers prodiguant conseils et après quelques essayages pour tester notre équipement, l'excitation brûlait de plus en plus nos mains, nos pieds et nos coeurs ! Nous étions prêts !



Les avaleurs de bitume goûtent à la saveur des bleuets !


Notre périple aura duré 9 jours, plus de 400kms, qulques millions de tours de roues et un milliard de gouttes de sueur ! Les pieds dans les pédales, les mains sur le guidon et les fesses bien accrochées sur la selle, nous avons arpenté la belle véloroute des bleuets, la piste cyclable autour du lac Saint Jean (ou comme disent les natifs du coin « le Lac Saint ‘ean »), croisant ainsi d’innombrables villes telles que Saint Gédéon, Normandin, Dolbeau-Mistassini, Saint Félicien et d’autres qui évoquent l'héritage amérindien telles que Mashteuiash ou Métabetchouan.


L’aventure a commencé précisément à Chambord, le Jeudi 28 Juillet 2011, après 6h de route dans un camion. Merci à Sébas' qui nous a conduit jusque là !

Ici, Rick en plein attelage de nos chevaux mécaniques avant notre premier coup de pédale officiel !



L'atout de la véloroute des bleuets ? Sa piste cyclable. Peu nombreux sont les moments où nous avons cotoyé le trafic routier sur une chaussé désignée. Dans ces moments, des panneaux de signalisation rappelaient tout de même aux chauffeurs la présence de cyclistes sur la route. La plupart du temps, nous roulions sur une piste réservée aux cyclistes à côté de la route ou mieux sur une piste carrément éloignée de la route et en pleine nature. Comme ces voies ont été construites aux alentours de 2007, elles sont encore en très bon état et offrent alors une agréable conduite.



Saint Gédéon est la première ville où nous avons campé notre tente....avec vue sur la plage ! Petit conseil à l'attention de tous les voyageurs : Avant de partir, testez tout votre matériel, vieux ou neuf. Cela vous permet de voir s'il ne vous manque pas des éléments, si vous savez vous en servir ou si ça marche encore ! Croyez-moi, c'est un conseil en or !



La fromagerie Médard à Saint-Gédéon. Du fromage en grains plus frais que jamais ! Les étables n'étaient qu'à quelques mètres de là, juste sur le côté droit de l'établissement. On pouvait manger le fromage tout en entendant les vaches nous compter Florette !


Une table à ne pas râter si vous êtes de passage à St Gédéon : La Microbrasserie du Lac Saint Jean où l'on peut se délecter de bières artisanales au nom original comme Vire-Capot, Gros mollet ou Tante Tricotante et au design comique mais aussi savourer des paninis qui n'ont l'air de rien mais qui produisent un plaisir émoustillé dans la bouche ! Site ---> http://www.microdulac.com/



Parfois, la piste cyclable troquait son asphalte cuisant contre une passerelle de bois au bord de l'eau. Nous étions étonnés de voir cette piste se changer autant en nous apportant toujours un confort de route.



Nous avons emprunté un petit Traversier, entre Saint-Gédéon et St Henri-de-Taillon, pour relier les deux bouts de la piste cyclable. Nous avons rencontré un homme, prof de Physique à l'université d'Alma, qui faisait (régulièrement semble t-il) le tour du lac en une journée, soit plus de 250 kms !



Une maison en bois rond typique du Québec !



La cueillette des bleuets ? Activité inévitable sur la véloroute des bleuets !



Par manque d'information, un élément indispensable nous a échappé quand nous avons réservé notre emplacement de camping au parc de la Pointe-Taillon : Zone rustique ! Autrement dit, sans service et donc sans eau ni douche. Seule amie : Une toilette sèche....... et une attaque terroriste et perpétuelle de moustiques (aussi appelés "Maringouins" et dont ma peau semble faire à chaque piqûre une vive réaction. J'omettrai de publier une photo "quasimodesque" de mon oeil et mon front endommagés). Après avoir digéré cette information tardive ainsi que notre arrivée sous une bonne pluie, nous avons entrepris de laver nos vêtements et nos corps dans le lac ! Exercice tout à fait banal lorsqu'il est effectué dans le quotidien mais qui peut prendre une tournure comique lorsque sorti de son confort !



Lire les pieds dans l'eau, déguster un bon vin et de bonnes victuailles sur la plage... La belle vue, pure et simple !



Le beau Moulin à Sainte-Jeanne-d'Arc


Parfois beaucoup de kilomètres au compteur durant la journée (notre plus grosse journée : 80kms) mais toujours un beau sourire sur les lèvres !



Amoureux des félins que nous sommes, nous n'avons pas pu résisté à improviser une séance photos avec ce p'tit Caramel qui a croisé notre route. Magnifique !



Le Canada dans toute sa splendeur ! Il s'agit, pour être précis, du Zoo sauvage de Saint-Félicien qui abrite de nombreux animaux appartenant à des cercles climatiques et géographiques divers tels que l'Ours polaire, le chameau ou encore le loup ou le Grizzli.



Pourquoi appelle-t-on un chien de prairie ainsi alors que ce petit mammifère est loin de ressembler à un chien ? La ressemblance ne se fait pas au niveau de l'apparence mais au niveau du son. Il semblerait que son moyen d'expression est très proche sinon semblable à celui d'un chien !



Grizzlis, ours polaire et noirs, tigres, Bison, Yaks, loups... Des animaux imposants par leur masse corporelle ou les légendes qui les habitent en faisaient des êtres impressionnants à regarder d'autant plus que certains étaient parfois proches de nous.


Rick et moi garderons toujours en tête cette phrase sortie de la bouche d'un homme au Zoo alors qu'il avait devant lui une nature unique qui s'offrait à lui : "Il est fait beau aujourd'hui. C'est dommage, j'aurai préféré profiter du camping !".... (Je musèle ma bouche bien que des mots en fissurent l'entrée !)



Mmmhhh.... Non ne me dites rien ! Un être poilu, doté de 4 membres, pieds et mains dont il se sert habilement pour monter aux facades...Je crois qu'il s'agit d'un chimpanzé ! Suis-je proche ?



Voici trois belles grues haut perchées. Le son qu'elles émettaient était plutôt drôle à écouter !



Un lynx au regard hypnotiseur



Petite dédicace à Bottine, le chat d'Huguette et Roland qui a malheureusement subi deux fois l'assaut d'une mouffette !! Cet animal s'apparente à notre putois français. Puant mais tout de même mignon !



Mais quéssecè ?? Un Carcajou voyons !! La traduction anglaise évoquera peut-être des souvenirs aux amateurs de Comic-book et de cinéma : a wolverine !



Notre dernière photo : Une vue de la ville de Saint-Félicien.


Mon appareil photo est tombé en rade de batterie après ce cliché. Nous avons donc continué à prendre des photos sur le Ipod de Rick mais ces photos ont toutes été perdues lors d'un téléchargement d'une nouvelle version de Itunes. Un peu rageant mais comme on le dit pour se consoler, les plus beaux souvenirs sont ceux qui restent dans nos têtes !


Vous ne verrez donc pas, entre autres, le magnifique village de Val Jalbert. Je vous en touche cependant deux mots. Ce village a été construit durant les années 20 autour d'une usine à papiers. L'entrepreneur de cette usine voulait garder des ouvriers compétents. Il a donc décidé de bâtir une ville sur le modèle américain tout en offrant un confort plutôt rare pour l'époque comme l'eau courante ou encore la chasse d'eau dans les toilettes. Les ouvriers s'y sont installés puis ont été rejoints par femmes et enfants. Le village contenait entre autres une école, une église et un magasin et est toujours dominé par une grande chute (plus longue mais moins large que celles du Niagara). Val Jalbert fut un endroit où il faisait bon vivre durant plusieurs années mais avec l'arrivée de nouvelles techniques de traitement du papier et l'impossibilité pour l'usine à investir dans de nouveaux outils trop coûteux, celle-ci a du fermé faute de s'aligner avec la concurrence. Les habitants sont partis peu à peu, laissant la ville désertique.
Pour plus d'informations sur le village Val Jalbert, voici la page Wikipédia (le site officiel semble momentanément indisponible) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Val-Jalbert


Je ne peux terminer cet article sans saluer le chaleureux accueil des habitants du Lac Saint-Jean. Nous l'avions lu à travers des articles ici et là, sur le net et dans les livres mais ce ne sont pas que des paroles. Si nous avons apprécié ce petit périple c'est aussi en partie grâce à ce bel accueil. Les gens venaient nous parler spontanément avec plaisir. Lorsque Rick a crevé après la Traversée en bâteau de Péribonka, une famille nous est venue en aide sans que nous n'ayons rien demandé ! Nous avons apprécié cette aide tout autant que leur bonne humeur. Cela donne du baume au coeur quand on est dans l'effort sur la route ! Habitants du lac Saint-Jean, merci pour votre sympathie !


Et s'il y a des amoureux du "deux roues enchainés", je leur conseille vivement la belle piste cyclable de la véloroute des Bleuets !

dimanche 24 juillet 2011

Narcissik Poubelle : I love Rockabilly style !

Avec des cheveux très longs et très raides, le coiffage devient un jeu de misère plus qu'un jeu d'enfant quand cela ne se résume pas au traditionnel doigté entremêlé de nattes mais à la farouche volonté d'une coupe un tantinet plus sophistiquée !

Objectif : Rockabilly hair style !
Enjeu : Patience et ruse (oui oui ! De la ruse il en faut pour dompter les donzelles capillaires !)

Voici le résultat qui est tout à fait appréciable pour une première fois ! Simplement mes cheveux et de toutes petites pinces noires savamment cachées.

I'm a rockabilly girl...

samedi 25 juin 2011

L'ivresse du manège amoureux

Voilà 3 ans maintenant que je partage mes envies, mes bobos, mes plaisirs, mes rêves, ma tristesse, mes joies, mes anecdotes, mes coups de coeur et de gueule avec mon ami, mon confident et surtout mon amoureux, Rick.

Je le regarde avec la même intensité que celle qui l'a vu fendre la foule un lundi 23 juin 2008 à l'aéroport et prendre son courage à deux mains pour m'embrasser.

L'ivresse distillée dans mes lèvres depuis ce premier baiser ne me quitte jamais quand il m'offre la générosité des siennes.

Le serrer dans mes bras m'offre à chaque fois le sentiment d'un réconfort capable de repousser toute angoisse ou toute peine.

C'est alors sans aucune hésitation que je reste accrochée à mon siège pour un quatrième tour de manège, mains dans la main avec Rick, toujours prête à m'étourdir d'amour pour lui à chaque seconde !

mercredi 8 juin 2011

L'amoureuse du mot qui taque et sonne

Bien que mes mains et mes doigts semblent (temporairement je l'espère) atteints d'une maladie rare, la bianca pagina Phobia, plus communément appelée la Phobie de la page blanche qui se caratérise par une raideur des muscles de la main qui m'empêche de taper sur ma machine à écrire ou sur le clavier de mon ordinateur ou d'écrire sur du papier (j'arrive à tremper ma plume dans l'encrier mais ça s'arrête là !) ET par un sentiment de panique et de vertige de tomber dans le vide de la page blanche, il faut croire que je me plais à collectionner ma difficulté ! Je parle là des machines à écrire. J'adore vraiment cet objet pour tout l'imaginaire qu'il m'inspire mais aussi pour l'histoire qui à traversé les touches.
Depuis hier, j'en ajoute une 3e à ma collection pour le plus grand de mes plaisirs même si l'étroitesse de mon bureau me demande une bonne stratégie TETRIS à élaborer !

Dans le désordre, voici ma 2e acquisition. Une ROYAL qui date des années 40. Trouvé dans une vente de garage à Sherbrooke. Pour cela, je remercie Huguette et Roland qui m'ont offert cette merveille !


Ci dessous, ma première machine à écrire à Montréal (oui parce-que je n'oublie pas celle, électronique, que mes parents m'ont achetée quand j'étais plus jeune, même si elle n'a pas fonctionné très longtemps !). Il s'agit d'une UNDERWOOD de 1938. Rick me l'a offert pour les fêtes de Noël en 2009.

Voici la dernière qui a rejoint la troupe ! Une BROTHER ACTIVATOR des années 70 ! Pas encore testée ! Merci encore à Roland et Huguette qui m'ont fait ce plaisir !

mardi 26 avril 2011

Du temps pour ceux qu'on aime : Les carnets découvertes

Dans mes bons vieux souvenirs, il me semble que je n'ai pas encore évoqué cette idée cadeau. Si c'est le cas, veuillez excusez la "vieille bigote amoureuse sans le vouloir de la redondance" que je suis !
Ce carnet découvertes part d'une idée toute simple : Matérialiser le verbal, donner corps à une invitation comme un souvenir objet que l'on peut garder après le moment vécu. Je m'explique. J'ai eu l'idée de mon tout premier carnet découvertes lorsque je cherchais un cadeau-brico pour Rick. Je suis partie d'une idée simple en me souvenant qu'il aimait les hamburgers. J'ai de suite songé quelle idée sympa serait de découvrir des rues et des quartiers en l'invitant chaque mois pendant un an dans un resto réputé pour ses burgers ! Je m'imaginais alors lui annoncer ce cadeau... Il manquait quelque chose. Cette idée manquait d'un cadeau à déballer, d'une originalité qui offrirait tout le charme et rendrait cette simple idée plus belle..... Des coupons rendez-vous ? Bonne idée !... Un petit texte de présentation des restaurants choisis ? Chouette !... Le tout avec du beau papier thématique. Voilà que ce carnet commençait à prendre forme. Seulement, quoi faire d'un carnet quand tous les coupons sont utilisés ? C'est alors que j'ai décidé d'en faire, du même coup, un album souvenir. Je crée le carnet et la personne peut, à son tour, continuer de l'embellir en ajoutant des photos, en remplissant une petit fiche critique et ayant encore un peu d'espace créatif pour ajouter d'autres choses ! Et voilà un carnet créatif, ludique rempli de souvenirs et d'expériences !
Les deux carnets dont les photos sont publiées ici ont pour thématique des découvertes culinaires. Toutefois, l'idée peut se décliner selon les goûts de chacun. Cela peut-être la découverte de musées, de spectacles ou sur la thématique du bien-être corporel, etc...
A préciser, puisqu'il faut bien rendre à César ce qui est à César, le second carnet n'est pas l’œuvre de ma seule personne mais d'un duo avec Rick qui a donné autant que moi dans ce cadeau. Ça a été une belle activité à partager avec lui !


Carnet "Places à burgers" - Pour Rick



Carnet "cafés-bistros à découvrir" - Pour Cynthia

Quand la poussière s'accumule sur le comptoir : Explications

J'ouvre la porte brinquebalante qui m'accueille d'une plainte grinçante. Un froid glacial transperce mon corps pendant qu'une chauve souris se perd un instant dans mes cheveux. D'un doigt, je frôle l'interrupteur et la lumière faiblarde se réveille dans un grésillement. Alors que l'odeur de l'humidité s'infiltre dans mes narines pour faire tousser mes poumons, j'attrape les rideaux et la poignet de la fenêtre pour m'évader de cet endroit confiné le temps de quelques souffles. Lorsque la lumière fait rage dans le trou noir, elle sème le chaos parmi les particules de poussière qui se mettent à fourmiller dans l'air. Indifférente au spectacle, je m’assois sur la chaise de mon bureau et tire l'écran de mon ordinateur, pressée de retrouver des fragments de ma vie bien ordonnée dans des dossiers. Ecran noir avec le logo Windows XP, puis écran bleu "Bienvenue" accompagné de la petit musique d'introduction et enfin ma photo en fond d'écran, celle du dos tatoué de mon frère pris entre l'ombre et un rayon de soleil. Pendant qu'internet charge la page d'accueil du blog, j'en profite pour faire misère au monticule de poussière qui trône fièrement sur les touches de mon clavier avec le bout d'une manche de ma chemise. Le blog s'affiche. Mes doigts commence à danser sur les lettres. Ma cadence n'est pas rapide. Serais-je un peu rouillée ? Je prends une profonde inspiration dans le silence de la pièce et me lance....

Et oui, je suis enfin de retour sur La Poutine ! Il était temps si l'on en croit la date de mon dernier article. J'ai presque honte, moi qui aime tant écrire ! Cependant, prendre goût à l'écriture, c'est savoir prendre son temps, savoir aussi se défaire un instant de ses tracas qui peuvent bloquer l'imaginaire, être à l'écoute de ses émotions. J'avoue que le terrain n'est pas toujours favorable dans ma tête, surtout à cause d'une fatigue qui me tire dans les draps avec sa main invisible dès qu'elle en a l'occasion !

Ceci étant dit, j'ai plusieurs explications à proposer pour excuser mon absence prolongée. Il n'y a plus qu'à choisir celle qui plaira à chacun !

1°) Je me baladais dans la rue et tout d'un coup, prise d'une conscience brutale (un truc à propos de l'humanité et de notre signification sur terre je crois), je suis tombée à la renverse et ma tête a alors heurté violemment le bitume. BAM ! Amnésie totale ! Oui Monsieur ! Oui Madame ! Comme ça ! Promis, juré craché ! Si je mens, je vais en en.... MMpppff... Bref, donc j'ai erré plusieurs jours dans les rues de Montréal. J'ai partagé un bout de carton avec un sans-abri qui m'a appris des chants anarchiques. Après un concert épique sur la rue Brady (et pour lequel nous avons récolté 18 dollars, 10 cents du Canadian Tire et un numéro de téléphone), nous nous quittons en pleine gloire. En souvenir, il m'offre sa "Flûtelle", une de ses inventions musicales.
Par chance, je croise un inconnu qui me reconnait grâce à un avis de recherche diffusé sur Facebook. Un coup de téléphone et une tasse de chocolat plus tard, un homme vient à ma rencontre et plonge dans mes bras sans hésitation. Un dénommé Rick qui dit être mon copain. Petit à petit, en retrouvant l'appartement rempli d'odeurs, d'objets et de saveurs, je retrouve peu à peu la mémoire jusqu'à me souvenir que j'ai un blog !

2°) Après avoir vu un reportage sur l'invasion de bactéries dans les logements, je suis devenue paranoïaque et je n'ai eu de cesse d'épousseter, de laver, de ranger, de cirer, de nettoyer, de récurer tout ce qui me passait sous la main. La folie me dévorait le cerveau à tel point que les stigmates de cette folie apparaissaient sur mes mains, rouges et irritées. Par chance, dans un mouvement brusque, alors que je javellisais le sol de ma cuisine à la brosse à dents dans une cadence frénétique, je me suis arrachée les muscles du dos en me relevant. Bloquée, j'ai finis mes vieux jours fous pour retrouver le chemin de la raison.

3°) Alors que je pensais prendre un bus qui devait m'emmener à Toronto pour un weekend entre copines, je me suis fourvoyée dans la lecture nocturne de la façade extérieure des bus. En me réveillant dans l'un d'eux sur la route, j'ai découvert des hommes et une femme à l'allure bien étrange qui m'ont expliqué qu'ils étaient un groupe de trash métal en tournée américaine. Ayant un programme très chargé, il était impossible pour eux de revenir sur leurs pas pour me déposer. Deux choix s'offraient alors à moi : Soit je descendais sur le champ du bus et me retrouvais au fin fond d'un trou paumé sans savoir comment rentrer chez moi, soit je décidais d'accompagner le groupe durant toute leur tournée. 2e option sans hésitation ! Durant ce voyage, j'ai appris à cracher ma haine dans un micro, à recycler une guitare après l'avoir fracassé sur scène, à rester vivante dans une foule en délire ou encore à faire des sablés à la cannelle en forme de tête de mort.