mardi 26 avril 2011

Du temps pour ceux qu'on aime : Les carnets découvertes

Dans mes bons vieux souvenirs, il me semble que je n'ai pas encore évoqué cette idée cadeau. Si c'est le cas, veuillez excusez la "vieille bigote amoureuse sans le vouloir de la redondance" que je suis !
Ce carnet découvertes part d'une idée toute simple : Matérialiser le verbal, donner corps à une invitation comme un souvenir objet que l'on peut garder après le moment vécu. Je m'explique. J'ai eu l'idée de mon tout premier carnet découvertes lorsque je cherchais un cadeau-brico pour Rick. Je suis partie d'une idée simple en me souvenant qu'il aimait les hamburgers. J'ai de suite songé quelle idée sympa serait de découvrir des rues et des quartiers en l'invitant chaque mois pendant un an dans un resto réputé pour ses burgers ! Je m'imaginais alors lui annoncer ce cadeau... Il manquait quelque chose. Cette idée manquait d'un cadeau à déballer, d'une originalité qui offrirait tout le charme et rendrait cette simple idée plus belle..... Des coupons rendez-vous ? Bonne idée !... Un petit texte de présentation des restaurants choisis ? Chouette !... Le tout avec du beau papier thématique. Voilà que ce carnet commençait à prendre forme. Seulement, quoi faire d'un carnet quand tous les coupons sont utilisés ? C'est alors que j'ai décidé d'en faire, du même coup, un album souvenir. Je crée le carnet et la personne peut, à son tour, continuer de l'embellir en ajoutant des photos, en remplissant une petit fiche critique et ayant encore un peu d'espace créatif pour ajouter d'autres choses ! Et voilà un carnet créatif, ludique rempli de souvenirs et d'expériences !
Les deux carnets dont les photos sont publiées ici ont pour thématique des découvertes culinaires. Toutefois, l'idée peut se décliner selon les goûts de chacun. Cela peut-être la découverte de musées, de spectacles ou sur la thématique du bien-être corporel, etc...
A préciser, puisqu'il faut bien rendre à César ce qui est à César, le second carnet n'est pas l’œuvre de ma seule personne mais d'un duo avec Rick qui a donné autant que moi dans ce cadeau. Ça a été une belle activité à partager avec lui !


Carnet "Places à burgers" - Pour Rick



Carnet "cafés-bistros à découvrir" - Pour Cynthia

Quand la poussière s'accumule sur le comptoir : Explications

J'ouvre la porte brinquebalante qui m'accueille d'une plainte grinçante. Un froid glacial transperce mon corps pendant qu'une chauve souris se perd un instant dans mes cheveux. D'un doigt, je frôle l'interrupteur et la lumière faiblarde se réveille dans un grésillement. Alors que l'odeur de l'humidité s'infiltre dans mes narines pour faire tousser mes poumons, j'attrape les rideaux et la poignet de la fenêtre pour m'évader de cet endroit confiné le temps de quelques souffles. Lorsque la lumière fait rage dans le trou noir, elle sème le chaos parmi les particules de poussière qui se mettent à fourmiller dans l'air. Indifférente au spectacle, je m’assois sur la chaise de mon bureau et tire l'écran de mon ordinateur, pressée de retrouver des fragments de ma vie bien ordonnée dans des dossiers. Ecran noir avec le logo Windows XP, puis écran bleu "Bienvenue" accompagné de la petit musique d'introduction et enfin ma photo en fond d'écran, celle du dos tatoué de mon frère pris entre l'ombre et un rayon de soleil. Pendant qu'internet charge la page d'accueil du blog, j'en profite pour faire misère au monticule de poussière qui trône fièrement sur les touches de mon clavier avec le bout d'une manche de ma chemise. Le blog s'affiche. Mes doigts commence à danser sur les lettres. Ma cadence n'est pas rapide. Serais-je un peu rouillée ? Je prends une profonde inspiration dans le silence de la pièce et me lance....

Et oui, je suis enfin de retour sur La Poutine ! Il était temps si l'on en croit la date de mon dernier article. J'ai presque honte, moi qui aime tant écrire ! Cependant, prendre goût à l'écriture, c'est savoir prendre son temps, savoir aussi se défaire un instant de ses tracas qui peuvent bloquer l'imaginaire, être à l'écoute de ses émotions. J'avoue que le terrain n'est pas toujours favorable dans ma tête, surtout à cause d'une fatigue qui me tire dans les draps avec sa main invisible dès qu'elle en a l'occasion !

Ceci étant dit, j'ai plusieurs explications à proposer pour excuser mon absence prolongée. Il n'y a plus qu'à choisir celle qui plaira à chacun !

1°) Je me baladais dans la rue et tout d'un coup, prise d'une conscience brutale (un truc à propos de l'humanité et de notre signification sur terre je crois), je suis tombée à la renverse et ma tête a alors heurté violemment le bitume. BAM ! Amnésie totale ! Oui Monsieur ! Oui Madame ! Comme ça ! Promis, juré craché ! Si je mens, je vais en en.... MMpppff... Bref, donc j'ai erré plusieurs jours dans les rues de Montréal. J'ai partagé un bout de carton avec un sans-abri qui m'a appris des chants anarchiques. Après un concert épique sur la rue Brady (et pour lequel nous avons récolté 18 dollars, 10 cents du Canadian Tire et un numéro de téléphone), nous nous quittons en pleine gloire. En souvenir, il m'offre sa "Flûtelle", une de ses inventions musicales.
Par chance, je croise un inconnu qui me reconnait grâce à un avis de recherche diffusé sur Facebook. Un coup de téléphone et une tasse de chocolat plus tard, un homme vient à ma rencontre et plonge dans mes bras sans hésitation. Un dénommé Rick qui dit être mon copain. Petit à petit, en retrouvant l'appartement rempli d'odeurs, d'objets et de saveurs, je retrouve peu à peu la mémoire jusqu'à me souvenir que j'ai un blog !

2°) Après avoir vu un reportage sur l'invasion de bactéries dans les logements, je suis devenue paranoïaque et je n'ai eu de cesse d'épousseter, de laver, de ranger, de cirer, de nettoyer, de récurer tout ce qui me passait sous la main. La folie me dévorait le cerveau à tel point que les stigmates de cette folie apparaissaient sur mes mains, rouges et irritées. Par chance, dans un mouvement brusque, alors que je javellisais le sol de ma cuisine à la brosse à dents dans une cadence frénétique, je me suis arrachée les muscles du dos en me relevant. Bloquée, j'ai finis mes vieux jours fous pour retrouver le chemin de la raison.

3°) Alors que je pensais prendre un bus qui devait m'emmener à Toronto pour un weekend entre copines, je me suis fourvoyée dans la lecture nocturne de la façade extérieure des bus. En me réveillant dans l'un d'eux sur la route, j'ai découvert des hommes et une femme à l'allure bien étrange qui m'ont expliqué qu'ils étaient un groupe de trash métal en tournée américaine. Ayant un programme très chargé, il était impossible pour eux de revenir sur leurs pas pour me déposer. Deux choix s'offraient alors à moi : Soit je descendais sur le champ du bus et me retrouvais au fin fond d'un trou paumé sans savoir comment rentrer chez moi, soit je décidais d'accompagner le groupe durant toute leur tournée. 2e option sans hésitation ! Durant ce voyage, j'ai appris à cracher ma haine dans un micro, à recycler une guitare après l'avoir fracassé sur scène, à rester vivante dans une foule en délire ou encore à faire des sablés à la cannelle en forme de tête de mort.

dimanche 13 mars 2011

Will driving west : Un hasard, une magnifique découverte


Dans mes bons vieux souvenirs, je ne crois pas que ma plume ait croisé le chemin de Will driving west sur les ondes internétisées de How I met the Poutine.

Will Driving west est un groupe de musique montréalais dont les influences sont tournées vers le folk. Guitare, contrebasse, piano, violon, percussions (tambourin et maracasses) et harmonica accompagnent au fil des morceaux le trio, deux filles (Camille et Andréa) et un garçon (David).

En fin d'année dernière, à l'occasion de mon anniversaire, Rick m'invite au restaurant InVivo où des groupes de musiques se produisent. Mais pas n'importe quel jour. Je dois décider d'une date en regardant le programme des évènements du restaurant. Or, en jetant un rapide coup d'oeil, aucun des groupes ne m'est connu. J'opte alors pour Will Driving west à cause de la simple catégorie "folk", inscrit sous le nom du groupe. Une guitare + une belle voix = résultat mathématiquement satisfaisant. Autrement dit, peu de chance pour que cela me déplaise. Un calcul qui a bien fonctionné le soir de notre rencontre avec ce groupe. J'étais sous le charme de la musique, prise par les sentiments quand ils ont fait une reprise de Damien Rice (choix qui illustre bien leurs influences profondément folk), sous le charme aussi des trois musiciens calmes, sympathiques et généreux par leurs sourires.

J'invite quiconque qui passe entre ces lignes à venir les écouter sur leur site internet ici --> http://willdrivingwest.bandcamp.com/

(Ma chanson préférée est "Throw it in the fire").

Aussi, pour ceux qui se laissent emporter par la mélodie de Will Driving West et qui comme moi ont envie de l'écouter ailleurs que sur l'ordinateur, il est possible d'acheter leur album dans quelques points de ventes à Montréal que voici :
- Oblique, 4333 rue Rivard
- Atom Heart, 364B, rue Sherbrooke Est
- Soundcentral, 4486 avenue coloniale

Séance d'expression sur toile : Un joyeux bordel coloré

mercredi 9 mars 2011

Petite pensée du jour : L'injustice de la migraine

Une migraine, c'est injuste. Elle s'invite chez moi, saoule mon esprit et trouble mes pensées. C'est presque comme une gueule de bois mais sans avoir eu le plaisir du verre porté aux lèvres et la sensation du nectar qui enrobe mon palet et enivre mes papilles.

dimanche 6 mars 2011

Impensable mais vrai : Le retour !

Jusqu'en 1986, le propriétaire d'une taverne/d'un bar pouvait refuser l'accès et le service à une femme au Québec. C'était légal !

lundi 28 février 2011

Nuit Blanche dans les rues de Montréal...

Voilà quelques jours, La Nuit Blanche, organisée par la ville de Montréal, nous entraine Stéphanie et moi dans la fraîcheur d'une soirée hivernale. Des activités sont proposés et les musées sont ouverts (jusqu'à 1 ou 2h du matin) et gratuits.
Comme nous n'avons jamais passé le seuil de la porte du Planétarium, dans le quartier du Vieux-Montréal, nous décidons d'inaugurer nos pas sur ce sol céleste ensemble. Chanceuses que nous sommes, la file est courte devant l'entrée. Inspiration. Expiration. Et nous voilà déjà assises sur de confortables fauteuils rouges dans la grande salle de projection du Planétarium. Notre regard s'élève pour admirer le dôme dont le diamètre est de 22m. Plutôt impressionnant tout autant que la machine de projection au centre de la pièce. Une voix au micro se fait entendre pour nous annoncer la bienvenue et nous informer que le thème de la Nuit Blanche cette année est la féminité. Nous allons donc découvrir le ciel sous son aspect féminin. Vénus, Cassiopée, la grande ourse, la petite ourse, entre autres, s'invitent à notre soirée. 20 minutes de détente, d'écoute et d'intérêt pour le récit qui nous est conté. 20 minutes bien trop courte ! Nous en ressortons avec des étoiles pleins les yeux et je planifie déjà un retour au Planétarium sous peu avec Rick.
Nous savons que le Musée des Sciences est à deux pas, en longeant le Vieux Port, et nous courrons la chance de tester la file d'attente. Malheureusement, en arrivant, nous déchantons vite. 1h d'attente pour voir une expo ! Quand les musées sont gratuits, j'en profite mais je suis aussi parfois prête à payer pour éviter du piétinement que je juge inutile.
Nous flânons alors dans les rues et rentrons dans deux galeries d'art qui se dressent sur notre chemin.
Devant ce que je crois être un hôtel dans mes bons vieux souvenirs, nous sommes attirées par des spots de lumières desquels jaillissent deux œuvres très différentes l'une de l'autre. D'un côté, l'orange vif du Love. De l'autre, un petit gros bonhomme sur son petit gros cheval sont plus discrets dans leur sombre parure.

Cette deuxième œuvre m'interpelle un peu plus. Je la trouve amusante tout autant qu'elle me fait penser à Botéro, un peintre bien connu pour les formes joviales et généreuses des personnages qui peuplent ses peintures. Comme je pensais évoquer cette référence dans mon article, j'ai cherché quelques tableaux de ledit peintre pour illustrer mon propos. C'est alors que j'ai découvert que Botéro n'avait pas seulement un bon coup de pinceau mais qu'il était aussi sculpteur et que c'est justement lui qui a sculpté cette œuvre !
Voici une palette de son travail ----> ici

Nous remontons vers la place des Spectacles pour voir de gros ballons de lumières, un concept de luminothérapie.

L'appel d'un bon chocolat chaud nous amène dans le complexe commerciale Desjardins et fait alors place à notre curiosité pour des artistes peignant sur des murs avec ce qui ressemble à de la gouache noire. Chaque artiste s'exprime en se taillant une place entre deux autres coups de pinceau totalement différents. Plutôt intéressant !

Il s'agit en fait d'un collectif nommé En masse. Plus d'info ici ---> http://www.enmasse.info/

A la fin de la soirée, nos lèvres finissent enfin par gagner la saveur d'un chocolat chaud tant attendu. Dernier papotage avant de nous quitter, une soirée de connaissances et de créativité plein la tête en ayant évité la foule que forme habituellement l'évènement de la Nuit Blanche.