samedi 25 juin 2011

L'ivresse du manège amoureux

Voilà 3 ans maintenant que je partage mes envies, mes bobos, mes plaisirs, mes rêves, ma tristesse, mes joies, mes anecdotes, mes coups de coeur et de gueule avec mon ami, mon confident et surtout mon amoureux, Rick.

Je le regarde avec la même intensité que celle qui l'a vu fendre la foule un lundi 23 juin 2008 à l'aéroport et prendre son courage à deux mains pour m'embrasser.

L'ivresse distillée dans mes lèvres depuis ce premier baiser ne me quitte jamais quand il m'offre la générosité des siennes.

Le serrer dans mes bras m'offre à chaque fois le sentiment d'un réconfort capable de repousser toute angoisse ou toute peine.

C'est alors sans aucune hésitation que je reste accrochée à mon siège pour un quatrième tour de manège, mains dans la main avec Rick, toujours prête à m'étourdir d'amour pour lui à chaque seconde !

mercredi 8 juin 2011

L'amoureuse du mot qui taque et sonne

Bien que mes mains et mes doigts semblent (temporairement je l'espère) atteints d'une maladie rare, la bianca pagina Phobia, plus communément appelée la Phobie de la page blanche qui se caratérise par une raideur des muscles de la main qui m'empêche de taper sur ma machine à écrire ou sur le clavier de mon ordinateur ou d'écrire sur du papier (j'arrive à tremper ma plume dans l'encrier mais ça s'arrête là !) ET par un sentiment de panique et de vertige de tomber dans le vide de la page blanche, il faut croire que je me plais à collectionner ma difficulté ! Je parle là des machines à écrire. J'adore vraiment cet objet pour tout l'imaginaire qu'il m'inspire mais aussi pour l'histoire qui à traversé les touches.
Depuis hier, j'en ajoute une 3e à ma collection pour le plus grand de mes plaisirs même si l'étroitesse de mon bureau me demande une bonne stratégie TETRIS à élaborer !

Dans le désordre, voici ma 2e acquisition. Une ROYAL qui date des années 40. Trouvé dans une vente de garage à Sherbrooke. Pour cela, je remercie Huguette et Roland qui m'ont offert cette merveille !


Ci dessous, ma première machine à écrire à Montréal (oui parce-que je n'oublie pas celle, électronique, que mes parents m'ont achetée quand j'étais plus jeune, même si elle n'a pas fonctionné très longtemps !). Il s'agit d'une UNDERWOOD de 1938. Rick me l'a offert pour les fêtes de Noël en 2009.

Voici la dernière qui a rejoint la troupe ! Une BROTHER ACTIVATOR des années 70 ! Pas encore testée ! Merci encore à Roland et Huguette qui m'ont fait ce plaisir !

mardi 26 avril 2011

Du temps pour ceux qu'on aime : Les carnets découvertes

Dans mes bons vieux souvenirs, il me semble que je n'ai pas encore évoqué cette idée cadeau. Si c'est le cas, veuillez excusez la "vieille bigote amoureuse sans le vouloir de la redondance" que je suis !
Ce carnet découvertes part d'une idée toute simple : Matérialiser le verbal, donner corps à une invitation comme un souvenir objet que l'on peut garder après le moment vécu. Je m'explique. J'ai eu l'idée de mon tout premier carnet découvertes lorsque je cherchais un cadeau-brico pour Rick. Je suis partie d'une idée simple en me souvenant qu'il aimait les hamburgers. J'ai de suite songé quelle idée sympa serait de découvrir des rues et des quartiers en l'invitant chaque mois pendant un an dans un resto réputé pour ses burgers ! Je m'imaginais alors lui annoncer ce cadeau... Il manquait quelque chose. Cette idée manquait d'un cadeau à déballer, d'une originalité qui offrirait tout le charme et rendrait cette simple idée plus belle..... Des coupons rendez-vous ? Bonne idée !... Un petit texte de présentation des restaurants choisis ? Chouette !... Le tout avec du beau papier thématique. Voilà que ce carnet commençait à prendre forme. Seulement, quoi faire d'un carnet quand tous les coupons sont utilisés ? C'est alors que j'ai décidé d'en faire, du même coup, un album souvenir. Je crée le carnet et la personne peut, à son tour, continuer de l'embellir en ajoutant des photos, en remplissant une petit fiche critique et ayant encore un peu d'espace créatif pour ajouter d'autres choses ! Et voilà un carnet créatif, ludique rempli de souvenirs et d'expériences !
Les deux carnets dont les photos sont publiées ici ont pour thématique des découvertes culinaires. Toutefois, l'idée peut se décliner selon les goûts de chacun. Cela peut-être la découverte de musées, de spectacles ou sur la thématique du bien-être corporel, etc...
A préciser, puisqu'il faut bien rendre à César ce qui est à César, le second carnet n'est pas l’œuvre de ma seule personne mais d'un duo avec Rick qui a donné autant que moi dans ce cadeau. Ça a été une belle activité à partager avec lui !


Carnet "Places à burgers" - Pour Rick



Carnet "cafés-bistros à découvrir" - Pour Cynthia

Quand la poussière s'accumule sur le comptoir : Explications

J'ouvre la porte brinquebalante qui m'accueille d'une plainte grinçante. Un froid glacial transperce mon corps pendant qu'une chauve souris se perd un instant dans mes cheveux. D'un doigt, je frôle l'interrupteur et la lumière faiblarde se réveille dans un grésillement. Alors que l'odeur de l'humidité s'infiltre dans mes narines pour faire tousser mes poumons, j'attrape les rideaux et la poignet de la fenêtre pour m'évader de cet endroit confiné le temps de quelques souffles. Lorsque la lumière fait rage dans le trou noir, elle sème le chaos parmi les particules de poussière qui se mettent à fourmiller dans l'air. Indifférente au spectacle, je m’assois sur la chaise de mon bureau et tire l'écran de mon ordinateur, pressée de retrouver des fragments de ma vie bien ordonnée dans des dossiers. Ecran noir avec le logo Windows XP, puis écran bleu "Bienvenue" accompagné de la petit musique d'introduction et enfin ma photo en fond d'écran, celle du dos tatoué de mon frère pris entre l'ombre et un rayon de soleil. Pendant qu'internet charge la page d'accueil du blog, j'en profite pour faire misère au monticule de poussière qui trône fièrement sur les touches de mon clavier avec le bout d'une manche de ma chemise. Le blog s'affiche. Mes doigts commence à danser sur les lettres. Ma cadence n'est pas rapide. Serais-je un peu rouillée ? Je prends une profonde inspiration dans le silence de la pièce et me lance....

Et oui, je suis enfin de retour sur La Poutine ! Il était temps si l'on en croit la date de mon dernier article. J'ai presque honte, moi qui aime tant écrire ! Cependant, prendre goût à l'écriture, c'est savoir prendre son temps, savoir aussi se défaire un instant de ses tracas qui peuvent bloquer l'imaginaire, être à l'écoute de ses émotions. J'avoue que le terrain n'est pas toujours favorable dans ma tête, surtout à cause d'une fatigue qui me tire dans les draps avec sa main invisible dès qu'elle en a l'occasion !

Ceci étant dit, j'ai plusieurs explications à proposer pour excuser mon absence prolongée. Il n'y a plus qu'à choisir celle qui plaira à chacun !

1°) Je me baladais dans la rue et tout d'un coup, prise d'une conscience brutale (un truc à propos de l'humanité et de notre signification sur terre je crois), je suis tombée à la renverse et ma tête a alors heurté violemment le bitume. BAM ! Amnésie totale ! Oui Monsieur ! Oui Madame ! Comme ça ! Promis, juré craché ! Si je mens, je vais en en.... MMpppff... Bref, donc j'ai erré plusieurs jours dans les rues de Montréal. J'ai partagé un bout de carton avec un sans-abri qui m'a appris des chants anarchiques. Après un concert épique sur la rue Brady (et pour lequel nous avons récolté 18 dollars, 10 cents du Canadian Tire et un numéro de téléphone), nous nous quittons en pleine gloire. En souvenir, il m'offre sa "Flûtelle", une de ses inventions musicales.
Par chance, je croise un inconnu qui me reconnait grâce à un avis de recherche diffusé sur Facebook. Un coup de téléphone et une tasse de chocolat plus tard, un homme vient à ma rencontre et plonge dans mes bras sans hésitation. Un dénommé Rick qui dit être mon copain. Petit à petit, en retrouvant l'appartement rempli d'odeurs, d'objets et de saveurs, je retrouve peu à peu la mémoire jusqu'à me souvenir que j'ai un blog !

2°) Après avoir vu un reportage sur l'invasion de bactéries dans les logements, je suis devenue paranoïaque et je n'ai eu de cesse d'épousseter, de laver, de ranger, de cirer, de nettoyer, de récurer tout ce qui me passait sous la main. La folie me dévorait le cerveau à tel point que les stigmates de cette folie apparaissaient sur mes mains, rouges et irritées. Par chance, dans un mouvement brusque, alors que je javellisais le sol de ma cuisine à la brosse à dents dans une cadence frénétique, je me suis arrachée les muscles du dos en me relevant. Bloquée, j'ai finis mes vieux jours fous pour retrouver le chemin de la raison.

3°) Alors que je pensais prendre un bus qui devait m'emmener à Toronto pour un weekend entre copines, je me suis fourvoyée dans la lecture nocturne de la façade extérieure des bus. En me réveillant dans l'un d'eux sur la route, j'ai découvert des hommes et une femme à l'allure bien étrange qui m'ont expliqué qu'ils étaient un groupe de trash métal en tournée américaine. Ayant un programme très chargé, il était impossible pour eux de revenir sur leurs pas pour me déposer. Deux choix s'offraient alors à moi : Soit je descendais sur le champ du bus et me retrouvais au fin fond d'un trou paumé sans savoir comment rentrer chez moi, soit je décidais d'accompagner le groupe durant toute leur tournée. 2e option sans hésitation ! Durant ce voyage, j'ai appris à cracher ma haine dans un micro, à recycler une guitare après l'avoir fracassé sur scène, à rester vivante dans une foule en délire ou encore à faire des sablés à la cannelle en forme de tête de mort.

dimanche 13 mars 2011

Will driving west : Un hasard, une magnifique découverte


Dans mes bons vieux souvenirs, je ne crois pas que ma plume ait croisé le chemin de Will driving west sur les ondes internétisées de How I met the Poutine.

Will Driving west est un groupe de musique montréalais dont les influences sont tournées vers le folk. Guitare, contrebasse, piano, violon, percussions (tambourin et maracasses) et harmonica accompagnent au fil des morceaux le trio, deux filles (Camille et Andréa) et un garçon (David).

En fin d'année dernière, à l'occasion de mon anniversaire, Rick m'invite au restaurant InVivo où des groupes de musiques se produisent. Mais pas n'importe quel jour. Je dois décider d'une date en regardant le programme des évènements du restaurant. Or, en jetant un rapide coup d'oeil, aucun des groupes ne m'est connu. J'opte alors pour Will Driving west à cause de la simple catégorie "folk", inscrit sous le nom du groupe. Une guitare + une belle voix = résultat mathématiquement satisfaisant. Autrement dit, peu de chance pour que cela me déplaise. Un calcul qui a bien fonctionné le soir de notre rencontre avec ce groupe. J'étais sous le charme de la musique, prise par les sentiments quand ils ont fait une reprise de Damien Rice (choix qui illustre bien leurs influences profondément folk), sous le charme aussi des trois musiciens calmes, sympathiques et généreux par leurs sourires.

J'invite quiconque qui passe entre ces lignes à venir les écouter sur leur site internet ici --> http://willdrivingwest.bandcamp.com/

(Ma chanson préférée est "Throw it in the fire").

Aussi, pour ceux qui se laissent emporter par la mélodie de Will Driving West et qui comme moi ont envie de l'écouter ailleurs que sur l'ordinateur, il est possible d'acheter leur album dans quelques points de ventes à Montréal que voici :
- Oblique, 4333 rue Rivard
- Atom Heart, 364B, rue Sherbrooke Est
- Soundcentral, 4486 avenue coloniale

Séance d'expression sur toile : Un joyeux bordel coloré

mercredi 9 mars 2011

Petite pensée du jour : L'injustice de la migraine

Une migraine, c'est injuste. Elle s'invite chez moi, saoule mon esprit et trouble mes pensées. C'est presque comme une gueule de bois mais sans avoir eu le plaisir du verre porté aux lèvres et la sensation du nectar qui enrobe mon palet et enivre mes papilles.