vendredi 5 mars 2010

Mini web-série sur l'immigration au Canada


"J'adopte un pays" est une mini web-série documentaire diffusée sur le site Tou.tv. Au fil des épisodes (d'une durée comprise entre 8 et 9 minutes chacun), nous suivons Valéria et Patrick, un couple originaire de Sao Paulo au Brésil, dans leurs aventures d'immigrants au Canada, à Montréal. Les adieux fragiles avec la famille, la première expérience de l'avion, la découverte de la ville, l'apprentissage du français, la recherche d'emploi, le manque de la famille et le mal du pays, les différences culturelles, l'espoir et l'attente d'une vie meilleure... Le couple nous livre les joies, les surprises mais aussi les difficultés auxquelles ils font face et qui rappellent quelques souvenirs vécus par tout immigrant. J'avoue avoir senti mes yeux chauds et humides durant les deux premiers épisodes au moment de la séparation du couple avec leur famille.

Divertissant, sympathique et touchant, si cette expérience humaine pique votre curiosité, voici le lien pour visionner la première saison composée de 40 épisodes : http://www.tou.tv/j-adopte-un-pays

mercredi 3 mars 2010

Des bonbons à la tire Sainte Catherine.... histoire de se sucrer le bec !

Les bonbons à la tire Sainte Catherine ne sont pas qu'appréciables pour les bouches gourmandes. Ils représentent aussi l'empreinte de l'Histoire québécoise en illustrant une tradition religieuse qui remonte au Moyen-Âge.
Le jour du 25 Novembre, tous les jeunes filles qui n'étaient pas encore (!!) mariées, alors appelées "catherinettes" comme en France, allaient déposer des coiffes ou des chapeaux sur la statue de Sainte Catherine, jeune martyre ayant, en 307, refusée de se marier à un empereur car dévouée au Christ et devenue alors la patronne des jeunes filles à marier. Ainsi, ces demoiselles, par leur geste, priaient la Sainte de leur offrir un bon mari.
Vous vous demandez toujours "Mais pourquoi les bonbons ?". Justement, j'y viens. Ce même jour, nos catherinettes, à qui ça ne semble pas suffir de prier leur sainte patronne, confectionnaient ces petites sucreries afin de les offrir aux hommes célibataires des environs et ainsi démontrer leurs talents culinaires dans l'espoir de les impressionner.

Heureusement aujourd'hui, du moins je l'espère fortement, la priorité des jeunes filles n'est pas de se trouver un bon mari. On se marie de plus en plus tard d'ailleurs ou pas du tout (oui ça aussi, ça existe !). La catherinette n'est plus stigmatisée mais le 25 novembre est toujours une occasion de se moquer gentiment des demoiselles qui ne sont pas encore "casées".

N'étant pas une catherinette, j'ai tout de même décidé de défier la tradition en offrant à chaque membre de ma famille un petit ballotin de bonbons et ainsi démontrer mes talents culinaires dans l'espoir de les impressionner ;-) Je blague évidemment... quoique... il y a un peu de cela. Ma famille riait parfois gentiment de moi car je nétais et ne suis toujours pas très douée pour la cuisine !

Pour les gourmands qui trépigne d'impatience et dont les babines ont déjà causé un raz de marée sur le sol, voici la recette (une recette assez simple mais qui demande une précision surtout dans le temps de cuisson)

Ingrédients :
250 ml (1 tasse) de sucre
250 ml (1 tasse) de cassonade
125 ml (1/2 tasse) de sirop de maïs
125 ml (1/2 tasse) de mélasse
125 ml (1/2 tasse) d’eau
15 ml (1 c. à soupe) de vinaigre blanc
60 ml (1/4 tasse) de beurre salé
2,5 ml (1/2 c. à thé) de bicarbonate de soude
72 carrés de papier ciré de 10 cm (4 po)

Préparation :
1 .Beurrer généreusement un grand plat en pyrex d’environ 33 X 23 cm (13 X 9 po). Tapisser une plaque à biscuits de papier ciré. Réserver.
2 .Dans une casserole, porter à ébullition le sucre, la cassonade, le sirop de maïs, la mélasse, l’eau, le vinaigre et le beurre. Cuire à feu moyen jusqu’à ce que le thermomètre à bonbons indique 126 °C (260 °F). Retirer du feu, ajouter le bicarbonate et mélanger à la cuillère de bois juste assez pour l’incorporer. Verser dans le plat en pyrex et laisser tiédir environ 15 minutes. La tire doit être encore tiède, mais pas brûlante.
3 .Lorsque la préparation a assez tiédi pour être manipulée, se beurrer les mains et l’étirer, replier en deux puis étirer de nouveau. Recommencer cette étape plusieurs fois jusqu’à ce que la tire pâlisse et devienne dorée, soit de 5 à 10 minutes.
4 .Couper la préparation en deux. Étirer, un morceau à la fois, en un ruban de 1 cm (1/2 po) de diamètre. À l’aide de ciseaux huilés, couper des bonbons de 2,5 cm (1 po) de longueur. Réserver sur la plaque le temps de les envelopper.
5 .Emballer chaque bonbon dans un carré de papier ciré.

La recette vient du site RicardoCuisine, Ricardo étant un animateur télévisé de cuisine très connu au Québec.

La partie amusante est le moment où il faut travailler la préparation avec ses mains à deux en lui faisant faire des tournicotis tournicotons comme si on pressait des draps mouillés après un lavage. Quand la recette n'est pas tout à fait réussi, il arrive ce qui nous est arrivé à Cynthia et moi : Une pâte qui nous colle entre les doigts ! Malgré tout, nous sommes la preuve qu'il est capable de faire des bonbons même si ce problème rencontré ne nous facilite guère la tâche. Elle ne la rend que plus amusante même !

Au final, cette recette est un bon moment de complicité pour un joli petit cadeau à offrir.

jeudi 11 février 2010

Le sentiment d'intégration ou l'art de se mélanger à la couleur locale : 4°) La politique

On commence à se sentir montréalais quand :
-On lit dans la presse "Louise Harel ne parle pas anglais et prétend au titre de maire de Montréal" et que l'on marmonne dans sa barbe (ou sa pipe de bûcheron) : "MMmmmpppffff, encore cette histoire de conflit français/anglais !

On est Montréalais quand :
-On lit dans la presse "Louise Harel ne parle pas anglais et prétend au titre de maire de Montréal" et.... que l'on tourne la page d'un geste indifférent comme si de rien n'était.

Notre bonne vieille France se rappelle à nous quand :
1ere version:
- On lit ne serait-ce que la couv' d'un journal français et qu'on s'indigne : "Put***, c'est quoi ce bordel !! Non mais quel mer** !!"
2eme version :
- On lit ne serait-ce que la couv' d'un journal français et qu'on s'exclame :"Ahah, le p'tit Nicolas fait encore des siennes !! Ahaha, vraiment trop drôle ce gars-là !"

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Avec humour.... euh oui je viens de faire de l'humour... Où ? Bah euh... juste au dessus... oui au dessus-là, vous relevez vos yeux de quelques centimètres... Oui exact, dans ce même article !... Bref, euh, donc, avec humour, je tenais à souligner une autre différence qui me semble assez importante entre le Québec et la France. La façon dont les gens réagissent et se sentent impliqués en politique. Venant d'un pays où les gens font des grèves autant qu'ils respirent, j'ai été étonnée du peu de réaction au sujet de la politique autour de moi à Montréal. Les gens ne semblent pas intéressés et n'en discutent pas du tout autour d'eux. Je ne leur jète pas la pierre. J'ai beau feuilleter La Presse ou le Devoir (quotidiens québécois) et j'ai du mal à y trouver un sujet qui m'interpelle.

PS : Ohhh oohhh, Shame on u Louise ! Shame on u !!

Quand Clo rentre au bercail, la France de Sarko dérape...à cause de la neige ?

Aujourd'hui, alors que je m'adonnais à l'un de mes sports favoris (le claquage de doigts sur mon clavier d'ordinateur), j'ai entendu la radio au rez-de-chaussée. Deux adolescents menottés et emmenés au poste de police après que leur comportement ait été jugé "insolent" (il semblerait qu'ils ne voulaient tout simplement pas donner leur adresse à l'agent de contrôle qui a alors appelé les policiers)....

Ahhh ma douce France ! Rien n'a changé ! Je me sens vraiment chez moi ! Un chez moi confortable car sans surprise !

Maintenant, je me tourne vers mon petit Nicolas et je lui demande : "Est-ce la neige qui te fait autant déraper ?".... Est-ce que ton idée de tolérance zéro, tu l'as eu après être tombé sur la tête à cause d'une chute sur la neige ?

Quand Clo rentre au bercail, elle soutient Vancouver !

Hey les guys de Vancouver ! Parait qu'il vous manque quelques flocons de neige ?! La France peut vous en faire don ! ;-)

Vancouver Urgence : Faites un geste, envoyez de la neige !

samedi 23 janvier 2010

Noël vu par un québécois pure laine !

Je souhaitais raconter mon premier Noël ici au Québec, et plus précisément, à Sherbrooke, dans le foyer chaleureux et convivial des parents de Richard mais j'ai trouvé que cela serait plus intéressant de faire participer un québécois pour offrir un point de vue nouveau et natif du pays. Ainsi j'ai demandé à Roland de se prêter à l'exercice et il a accepté.
Avant de lui laisser l'espace, quelques mots... Etant très attachée à ma famille, il n'a pas été facile de passer Noël loin d'eux, de ne pas pouvoir les prendre dans mes bras à l'occasion de cet évènement qui nous réunit tous dans le partage de soi, le partage autour d'une table. Mais je remercie sincèrement la famille Collette (sans oublier Sébas' qui fait parti de la famille Collette mais que je mentionne au cas où on penserait que je l'oublis ;-)) qui m'a ouvert son petit cocon familial et qui m'a apporté cette même chaleur humaine, cette même générosité et ce même partage.


Un repas de Noël,

Un repas de Noël typiquement Québecois ne saurait l’être sans la traditionnelle tourtière, ce pâté à la viande, apprêté de différentes façon, selon sa région d’origine.

À l’époque ou nos pères et grand-pères étaient bûcherons, le menu dans les camps n’était pas très varié. Le cuistot (souvent un ancien bûcheron lui-même), avait souvent peu de connaissances culinaires et concoctait des plats relativement faciles à préparer tels que: fèves au lard, pot-au-feu, œufs et bacon. Les menus étaient répétitifs et sans grande varièté. De plus, ces repas devaient être préparés en grande quantité vu le nombre de bouches à nourrir.

Il en était de même dans chaque famille où l’économie primait sur la gastronomie. C’est pourquoi quand arrivait le temps des fêtes, on se permettait de faire des excès. C’est alors que l’on tuait le cochon, qu’on plumait la dinde et qu’on préparait les tourtières. Pour le temps des fêtes il n’y avait plus de retenue et l’abondance de victuailles faisait oublier les privations quotidiennes de l’année écoulée.

Bien que de nos jours, on puisse acheter au Super Marché, tous ces mets et à chaque jour, la tradition transmise par nos parents nous incite à préparer les repas de Noël comme si nous avions dû nous retreindre durant toute l’année de faire bonne chère.

Personnellement, je me passerais bien de tous ces préparatifs, mais il semble que cette tradition bien ancrée, persistera, du moins jusqu’à l’autre génération. Donc à chaque Noël, on se met en frais de préparer, la dinde, les tourtières, les fèves au lard, le jambon, les patates pilées, les tartes, gâteaux et autres, comme si nous ne mangions pas tous les jours à notre faim.

Il faut cependant remarquer que durant l’année, peut-être en prévision du temps des fêtes, on s’abstient quelque peu de manger de tous ces mets à la fois. Aussi quand revient Noël, il semble que c’est pour nous autant que pour nos anciens une nouveauté qui apparaît sur la table. Alors festoyons, mangeons bien pour mourir gras comme le disait mon grand-pêre, nous aurons toute l’année pour perdre les kilos pris en trop.

Rollie

dimanche 17 janvier 2010

Petit poème con... mais qui rime !

Petit poème con mais qui rime histoire de jouir de mes mots sans prétention aucune et seulement avec le plus grand des plaisirs !

....

Dans la naissance blême d'un nouveau soir
J'ai décidé de choir
de désespoir
dans mon boudoir
passer mon coeur au passoir
recréer le noir
dans mon foutoir sentimental
et malgré tout continuer à croire
à une possible gloire

.....


PS : Ne t'inquiète pas Maman, je vais bien ! "Je" est un autre comme l'écrivait Rimbaud !

PS PS : J'invite les lecteurs à imaginer aussi leurs vers en "oir" et à me montrer à leur tour, s'ils le souhaitent, leurs plaisirs des mots ainsi que leur créativité ! Il s'agit juste de s'amuser...